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Hariri:"La suprématie des armes engendre le conflit et nous sommes devant deux choix: l'Etat ou le diktat des armes"
 
 
 
 
 
 
19-03-2011
 
"La suprématie des armes engendre le conflit et nous sommes devant deux choix: l'Etat ou le diktat des armes". C'est par ces mots que le Premier ministre sortant Saad Hariri s'est adressé aux dizaines de milliers de personnes regroupées à la Foire Internationale Rachid Karamé, à Tripoli, lors de la grande rencontre populaire organisée par le "Courant du Futur ", et au cours de laquelle ont assisté le président Fouad Siniora, et les députés et notables de Tripoli et du Liban-Nord.

Dans son mot, M. Hariri a remercié "de Tripoli, le coeur du Nord", ceux qui se sont retrouvés le 13 mars à la Place de la Liberté dimanche dernier afin de dire au monde entier "non à la suprématie des armes au Liban".

"D'habitude, je venais à vous, comme il est de mon devoir de le faire, lors des occasions nationales, pour demander votre soutien au Courant du Futur et au 14 Mars, et vous avez toujours répondu à notre appel. Mais cette fois, tout comme en 2005, vous avez agi sans autre appel que celui du pays, sans autre demande que celle de la liberté, et sans autre espoir que celui de la justice", a-t-il dit, affirmant qu'il a "une dette envers les Libanais depuis leur réponse à l'appel de la liberté il y a 6 ans".

M. Hariri a alors abordé le sujet des armes, exprimant sa conviction de leur rejet par les citoyens. Il a clamé: "D'ici, de la Foire Internationale Rachid Karamé, je vous le dis, moi Saad Rafic Hariri, que je suis convaincu que vous ne permettrez pas aux armes utilisées pour intimider les autres, de décider du sort de votre pays, de consacrer la tutelle des armes, d'éliminer la justice et la vérité, et de transférer le Liban vers un axe régional que vous ne voulez pas, je le répète: un axe régional qui n'a d'autre objectif que les troubles et la modification de l'esprit de notre pacte national consacré dans l'Accord de Taëf".

Tout en rappelant que "tous les titres et les positions ne valent pas pour lui la dignité de son pays et la dignité de Tripoli et du Nord", il a affirmé "venir à la rencontre des citoyens comme étant l'un d'eux pour brandir leur slogan, le slogan pour lequel Rafic Hariri a sacrifié sa vie et pour lequel ils se sont retrouvés à la Place de la Liberté le 14 Mars 2005 et le 13 mars 2011, le slogan irréversible qui n'est autre que l'Etat".

"Seul l'Etat nous sauve, seul l'Etat nous protège, seul l'Etat protège le Liban. C'est pour cela que l'objectif de la tutelle des armes est l'éradication de l'Etat, comme idée et comme réalité. Hier, ils ont oeuvré pour immobiliser l'Etat, et aujourd'hui ils oeuvrent pour soumettre l'Etat par la consécration de la tutelle des armes et l'abolition de la justice pour instaurer le crime comme outil dans la vie politique", a-t-il signalé.

M. Hariri a déploré qu'à "chaque fois que quelqu'un ou que Tripoli et le Nord disent un mot juste, la tutelle des armes sort ses cornes pour nous dire: Vous semez la discorde", assurant que c'est par contre "la suprématie et la force des armes qui mènent à la discorde". "Toute autre description n'est qu'une tentative d'intimidation, de retournement des faits et de couverture de la partie concernée par la crise. Nous n'avons que deux options: choisir l'Etat ou choisir la tutelle des armes", a-t-il scandé, soulignant que la foule rassemblée aujourd'hui à Tripoli, " a clairement choisi le passage vers l'Etat, vers la justice, la vérité et la participation réelle".

"Les Libanais ont élevé la voix, en disant: nous ne voulons d'autre armée au Liban que l'armée libanaise. Et nous sommes ici aujourd'hui à Tripoli pour dire de Tripoli au monde entier: Nous ne voulons d'autre Etat au Liban que l'Etat libanais", a ajouté le Premier ministre.

Il s'est ensuite penché sur "l'ouverture des habitants du Nord", notant que "cette ouverture est le secret et le message du Liban dans le monde. Ce message qui pousse les musulmans au Liban à se féliciter avant de féliciter leurs frères chrétiens, pour l'élection du nouveau patriarche maronite Béchara Boutros Rahi, dont le nom porte de bonnes nouvelles pour le Liban et tous les Libanais de toutes les religions et régions. C'est exactement ce qui me rend fier de Tripoli et de tout le Nord".

M. Hariri a par ailleurs précisé que "tous les projets privés au cours de l'histoire du Liban ont abouti à des tragédies et des destructions pour tous les Libanais, et se sont terminés par un échec". "C'est le prix que nous essayons, avec vous nos frères chiites, d'éviter et d'épargner au pays. Et nous sommes convaincus que vous savez, comme tous les Libanais le savent, que lorsque les projets privés deviennent impossibles, l'Etat demeure l'unique solution", a-t-il expliqué.

Et d'assurer: "Nos frères chiites savent qu'il n'est pas plausible que tous ceux qui croient en l'Etat et en la mise des armes sous son commandement et sa volonté, soient des traîtres. (...) Vous êtes le peuple de la résistance arabe et vous êtes ceux qui veulent résister contre Israël avec toutes les armes possibles mais sous le commandement de l'Etat libanais et de l'armée libanaise. Les accusations de trahison ne trompent plus personne. Nul au Liban ne supporte d'entendre que tous ceux qui veulent un Etat fort et uni sont des traîtres ou sont engagés dans un projet isolationniste".

Et de conclure: "Nous sommes ceux qui oeuvrent pour rétablir le rôle véritable du Liban comme porte du monde arabe vers le monde, et comme centre culturel, éducatif, scientifique et économique pour les Arabes".
 
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