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Hariri: Il est impossible que les armes restent dirigées contre la volonté démocratique du peuple
 
 
 
 
 
 
14-03-2011
 
Voici le discours prononcé aujourd'hui par le premier ministre sortant Saad Hariri à l'occasion de la célébration du 14 Mars:

«Je suis venu demander à chacun et chacune d'entre vous, vous la première et la seule référence, vous le 14 Mars, vous la Révolution du Cèdre.

Je suis venu vous poser des questions, et je veux que le monde entier entende vos réponses: Acceptez-vous la tutelle des armes? Acceptez-vous que les armes soient entre d'autres mains que celles de l'État? Acceptez-vous la formation d'un gouvernement émanant de la tutelle des armes, pour consacrer cette tutelle sur notre vie nationale? Acceptez-vous la formation d'un gouvernement dont la mission est d'abolir la relation du Liban avec le Tribunal spécial pour le Liban? Acceptez-vous la formation d'un gouvernement dont la mission est d'essayer d'éliminer le Tribunal spécial pour le Liban? Acceptez-vous un gouvernement qui va cesser de financer le Tribunal spécial? Vous, le peuple du 14 Mars et les révolutionnaires du Cèdre, acceptez-vous que quiconque d'autre que l'Etat libanais contrôle la décision du Liban libre, souverain et indépendant?

Nous sommes dans la Place depuis six ans. Il y a six ans, ils ont assassiné Rafic Hariri, et ont cru s'être débarrassés de Rafic Hariri, du Liban et de vous. Il y a six ans, vous, les jeunes Libanais, les avez surpris et vous avez surpris le monde. Vous nous avez précédés à la Place et nous vous avons suivis. Vous êtes venu dire: Nous voulons la vérité, la justice, la liberté, la souveraineté et l'indépendance.

Ils vous ont dit que cela est impossible. Et vous leur avez répondu, de cette Place: Le Liban ne meurt pas. Nos rêves ne meurent pas et nos demandes seront réalisées: Vous avez obtenu la souveraineté, l'indépendance et le Tribunal spécial pour le Liban. Nous devons encore obtenir la liberté, parce qu'il ne peut y avoir de liberté pour un peuple lorsque son Etat, sa Constitution, sa sécurité, son économie, son avenir et sa décision sont soumises à la suprématie des armes et sont otages de ceux qui contrôlent les armes. Vous les avez entendus vous dire encore une fois que c'est impossible. Mais cela ne marche pas parce que vous saviez dès le début, depuis six ans, lorsque Rafic Hariri est tombé en martyr et que nous nous sommes réunis sur cette place, que rien n'est impossible. Ce qui était impossible il y a six ans a été réalisé et ce qu'ils décrivent aujourd'hui comme étant impossible, sera atteint si Dieu le veut. Pourquoi est-ce impossible? Que demandons-nous?

Tout ce que nous voulons, c'est un Etat et cela n'est pas impossible. Nous voulons un Etat où personne d'autre que l'Etat ne porte des armes. Cela n'est pas impossible. Nous voulons un Etat où il n'y a pas de citoyen de première catégorie, qui porte les armes et les utilise quand il le veut, et un citoyen de deuxième catégorie, qui craint pour sa sécurité et celle de ses enfants, qui eux quittent le pays car tel est leur seul avenir. Nous demandons un État qui a une armée forte qui fait face à l'ennemi israélien, avec le soutien de tous les Libanais, et non pas un État qui a une armée en dehors de l'armée, en dehors de l'État et de la loi, sous prétexte de l'ennemi israélien, et qui retourne ses armes contre le peuple. Non, ce n'est pas impossible. Nous demandons un Etat qui a une Constitution respectée par tous et non piétinée à tout moment parce qu'ils portent les armes; un Etat où la loi s'applique à tous et n'est pas enfreinte par ceux qui portent des armes. Cela n'est pas du tout impossible.

Je vais vous dire ce qui est impossible: Ce qui est impossible c'est que les armes demeurent un jouet jeté sur nos enfants pour qu'il leur explose au visage. Ce qui est impossible c'est que ces armes restent dirigées contre la volonté démocratique du peuple, la vérité et le juste. Ce qui est impossible, c'est que quelqu'un reste pendant 20 ans au même poste au pouvoir, et puis qu'il nous donne des leçons sur l'alternance du pouvoir simplement parce que chaque fois que quelqu'un pense se porter candidat contre lui, les armes apparaissent dans les rues.

Ce qui est impossible, c'est qu'un député se tienne devant vous et s'engage à défendre le tribunal, Taëf, la démocratie et de transmettre votre voix avec honnêteté, puis vous dise qu'il était obligé de faire le contraire parce que quelqu'un lui a dit que s'il ne le fait pas, les armes vont engloutir ce pays et vos enfants et les siens. Ce qui est impossible c'est qu'ils continuent à pouvoir nous accuser, chaque fois que nous disons un mot, d'être des traîtres israéliens, et que nos martyrs étaient israéliens, et ont été tués par Israël, qui a lancé un tribunal israélien.


Oui, Israël aussi veux que les armes tombent, Israël veut voir les armes pointées vers Beyrouth, la montagne, et tout le Liban, comme cela s'est fait le 7 mai, il souhaite voir les armes tournées vers Bourj abi Haidar, Aishe Bakkar, Saadnayel , Choueifat, Baisour, Ain el Remmane, Aley, Tripoli et Akkar. Oui, Israël aussi souhaite voir tomber les armes, par la corruption et l'intimidation. Oui, Israël aussi veut que les armes tombent, du sommet de la défense du Liban, au fossé de la prolifération dans les rues, et du paradis de la protection du Liban et du peuple libanais, à l'enfer de la destruction de la société libanaise, de l'unité nationale, de la constitution et la démocratie.


Nous sommes ceux qui veulent empêcher les armes de tomber, et nous voulons les placer sous le contrôle et la bannière de l'Etat, parce que l'Etat nous unit tous et parce que l'armée libanaise nous protège tous, et parce qu'il est impossible d'oublier qu'Israël est notre ennemi et que la Palestine est notre cause et que celui qui veut la libérer doit diriger ses armes vers Israël et non vers son pays, et perturber l'Etat d'Israël et non son Etat, et affaiblir l'économie d'Israël et non pas l'économie du Liban.


Ce qui est impossible c'est de garder le silence, baisser nos têtes, renoncer à notre liberté, et ne pas défendre notre constitution, notre démocratie et notre pays. Ce qui est impossible, c'est d'oublier que vous avez obtenu l'indépendance, la souveraineté, et le tribunal, d'une maniere civilisée, calme, et pacifique, sans armes ni violence.


Ce qui est impossible c'est de revenir sur nos paroles, vos paroles, les paroles des Libanais debout sur la place de la Liberté, portant le drapeau libanais. Ce qui est impossible, c'est d'oublier n'importe lequel de nos martyrs. Il est impossible d'oublier Rafic, et à celui qui a dit que Rafic Hariri constitue une perte pour sa famille seulement, nous disons voici la famille de Rafic Hariri, vous tous ici présents êtes la famille de Rafic Hariri, et il est une perte pour vous tous. Ce qui est impossible, c'est d'oublier Bassel, vous êtes de la famille de Bassel. Ce qui est impossible, c'est d'oublier Samir, Georges, Gebran, Pierre, Walid, Antoine, François, et Wissam. Vous êtes leur famille. Ce qui est impossible, c'est que Marwan oublie Elias, et qu'Elias oublie May, et que nous oublions les dizaines de citoyens qui sont morts avec eux.


Ce qui est impossible pour n'importe qui d'entre nous c'est d'accepter que le Liban retombe sous n'importe quelle tutelle, que ce soit une tutelle externe, ou la tutelle interne des armes, pour le compte de l'extérieur.
Ce qui est impossible, c'est d'oublier le rêve de Rafic Hariri pour ce pays, et pour nous de renoncer à nos ambitions que nous avons prouvé mille fois que nous sommes capables de réaliser, et nous sommes capables de faire de ce pays un bijou pour la région et un modèle pour le monde, un modèle de coexistence entre musulmans et chrétiens et un modèle de liberté d'expression, de croyance, de production, d'éducation, de culture, d'art et de liberté de vie.
Ce qui est impossible, c'est de renoncer à notre liberté, à notre arabisme, à la justice et la vérité, et ce qui est mille fois impossible, c'est de renoncer au Liban.
Vive le Liban, Vive le Liban, Vive le Liban.
 
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