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Hariri: Seule l'armée libanaise défendra désormais le Liban
 
 
 
 
 
 
12-03-2011
 
Le président Saad Hariri a prononcé, vendredi, un discours, incitant les Libanais à se rendre dimanche prochain à la Place des Martyrs, à l'occasion de la 6ème commémoration de la Révolution du Cèdres, refusant que «les gouvernements et la démocratie soient soumis à la tutelle des armes ».
Hariri a de même déploré « les armes illégitimes », précisant que « l'accord du Taëf stipule le pouvoir de l'Etat et son droit exclusif à posséder les armes ».
« Les décisions des porteurs d'armes dépendent des forces extérieures qui financent leur armement », a-t-il ajouté.
Le président Hariri a rappelé que « les chiites libanais sont les premiers à révolter contre la prédominance des armes », niant « la présence d'une personne au courant du Futur ou au sein des Forces du 14 Mars travaillant contre la communauté chiite ».
Saad Hariri a également nié « la présence d'un problème avec les armes adressées contre l'ennemi israélien ».
« Mais nous souhaitons que ces armes soient sous la disposition de l'Etat libanais », a-t-il noté, « nous appuyons tous l'armée libanaise et l'Etat libanais pour faire face à toute agression israélienne ».
Voici le discours prononcé ce soir par le président sortant Saad Hariri à Koreitem:

"Chers amis, nous nous retrouvons à la maison de tous les Libanais, la maison de chacun d'entre vous, la maison du Premier ministre martyr Rafic Hariri.

Nous nous souvenons du Premier ministre martyr, et de tous les martyrs de la Révolution du Cèdre. Nous nous souvenons de ce pourquoi ils sont morts, de toutes les injustices et les oppressions, tous les rêves et les principes qui ont poussé tous les Libanais à se rassembler à la Place de la Liberté, venant de partout, du sud, de la montagne, de Beyrouth, la Bekaa, Tripoli, Qalamoun, Akkar, Denniyeh, Meniyeh, Zgharta, Bcharri, Saida, Chebaa, Arqoub, Hasbaya, Tyr, Nabatieh, Jabal Amel, Kesrouan, Metn, Koura, Batroun, Aley, Chouf, Iqlim, Bekaa, Ersal, Baalbek, Zahlé, Bekaa-Ouest, Rachaya, afin d'être les véritables dirigeants de ce jour glorieux, vraiment glorieux, le 14 Mars 2005.

Vous savez comme moi que la majorité silencieuse, l'écrasante majorité des Libanais, est désormais consciente de l'importance cruciale de faire face à la suprématie des armes sur notre vie politique et constitutionnelle.

Ils sont au courant des étapes ou la menace des armes a été utilisée pour falsifier leur libre volonté, et il n'est pas nécessaire de rappeler à la majorité silencieuse des Libanais les étapes criminelles ou ces armes ont été utilisées contre tout le Liban.

Mais je sais aussi que certains Libanais disent qu'il est inutile de se rassembler à la place de la Liberté de cette année. Ils vous disent: Pensez à votre guise, mais restez chez vous, parce que nous pensons et décidons pour vous.

Ils vous disent: Quoi qu'il en soit, votre décision n'est pas entre vos mains. Mais en fait, votre décision est entre vos seules mains, et leur décision, la décision de leurs armes, n'est pas entre leurs mains, mais entre les mains des forces extérieures qui leur fournissent des armes, les financent et les poussent à faire prédominer leurs armes sur nos vies et contrôler notre pays, ses ressources et son avenir.
Ils disent aux Libanais, et vous avez entendu comment ils se moquent et accusent de trahison: Que pouvez-vous faire face aux armes, face à la violence?

Il est vrai que ceux qui ont des armes sont capables d'attaquer et de recourir à la violence, mais ceux qui ont raison seront les vainqueurs, parce que le droit est plus fort que toutes les violences et les armes. Et vous, les Libanais, avez raison. Et celui qui a raison n'a pas besoin d'armes, et n'a pas besoin de la suprématie des armes.
Il n'a besoin que des cœurs et esprits de tous les Libanais, vos esprits et vos cœurs - et des voix de tous les Libanais, vos voix. Vous avez réclamé le droit et vous l'aurez, avec l'aide de Dieu, en vous rassemblant à place de la Liberté.

Seule la peur de la vérité a besoin d'armes, et ce qui est faux requiert la suprématie des armes.
Ici, je leur demande directement: Pourquoi avez-vous peur de la vérité? Pourquoi avez-vous peur que les gens sachent la vérité? La suprématie des armes ne vous sera pas utile face à la vérité, parce que ceux qui craignent que les gens sachent la vérité, craignent les gens comme ils craignent la vérité.

Ils craignent que la vérité dans l'assassinat de Rafic Hariri soit dévoilée? Et la vérité dans l'assassinat des martyrs de la Révolution du Cèdre? Et la vérité, que tous les Libanais disent dans leur maison tous les jours qu'ils souhaitent vivre sous la suprématie de la loi au lieu de la suprématie des armes, et sous la suprématie de la Constitution au lieu de la suprématie des armes, et dans une démocratie civile et non pas sous l'oppression armée? Et la vérité que les Libanais veulent vivre librement, travailler librement et créer librement, ils veulent l'éducation librement, la sécurité et la prospérité librement, et réaliser le rêve de liberté de tous les martyrs, sans violence, sans la suprématie de la violence et des armes.

Chers amis, grâce à dieu, nous ne sommes pas tombés dans le piège des armes, et ne tomberont jamais dans le piège des armes, et le piège de la violence et de l'usage de la violence dans la vie politique.
Mais ceux qui ont utilisé la violence, et ont eu recours à la suprématie des armes doivent savoir que vos voix resteront hautes, et vos têtes resteront hautes, et vous ne baisserez la tête devant personne sauf Dieu.
Ils croient qu'ils possèdent les Libanais, leur destin et leur avenir. Ce sont les illusions de la suprématie des armes.
Ils doivent savoir que la victoire sur leurs concitoyens, avec les armes et la peur, est en fait la plus grande défaite. Ils doivent savoir que la peur ne fonctionnera pas avec le peuple libanais, avec ceux qui ont brisé le mur de la peur le 14 Mars 2005, et réalisé, en faisant cela, ce dont ils avaient été rêvé durant plus de 30 ans. Ce jour-là, vous vous êtes rassemblés à la Place de la Liberté, et vous avez imposé votre volonté au monde, et cette année aussi, vous avez rendez-vous avec la Liberté, à sa place, pour de nouveau, d'une façon paisible, civilisée, et civile, avec le drapeau du Liban, imposer votre volonté au monde entier, et à tous ceux qui ne veulent pas que vous ayez un pays, un état, ou une constitution, mais que vous soyez un papier sur la table des marchés et compromis .

Vous, les Libanais, direz dimanche au monde entier que votre dignité et la dignité de votre pays et de votre état, vos rêves et vos ambitions, votre révolution et vos principes que vous avez défendus et payés avec le sang des martyrs, la sueur des jeunes, et les efforts des parents, ne sont pas sujets a un marché ou un compromis.

Les Libanais savent bien que le silence est l'allié de la peur et de la violence, et l'allié de ceux qui pensent qu'ils peuvent changer la face de notre pays par la suprématie des armes. C'est exactement pour cela que votre voix s'élèvera dimanche, ce dimanche, plus haut que la peur, plus haut que la violence, et plus élevé que la suprématie des armes, pour faire taire la peur et la violence. Afin que triomphe la liberté.

Chers amis, votre décision est entre vos mains, la décision d'aller dimanche à Place de la Liberté pour dire ensemble à haute voix: Plus d'armes à partir de maintenant, que celles de l'Etat, et plus de décision de guerre et de paix à partir de maintenant, qu'entre les mains de l'État. Et personne ne défendra le Liban, hormis l'armée libanaise, sous le commandement et la volonté de l'Etat.
Notre armée nationale légitime et responsable est maintenant déployée dans le Sud bien-aimé. Elle fait face à l'ennemi israélien, et nous tous, avec l'État, ferons face à toute agression israélienne contre toute partie de notre territoire bien-aimé ou n'importe quel citoyen au Sud ou dans toute autre partie du territoire libanais.

Nous n'avons pas de problème avec les armes pointées vers l'ennemi israélien, mais nous voulons qu'elles soient sous le commandement de l'Etat libanais et l'armée libanaise, car cela est la seule garantie empêchant ces armes de se retourner à nouveau contre notre peuple dans tous les Liban, y compris le Sud, la banlieue et la Bekaa du Nord, et se transformer en tutelle sur notre Constitution et notre vie nationale.

Je le répète: Le problème n'est pas de résister contre l'ennemi israélien. Nous sommes tous contre cet ennemi. Le problème est: ceux qui contrôlent les armes, contre votre gré et contre la volonté de l'Etat. Et à ceux qui contrôlent les armes pour les retourner contre leurs concitoyens, nous disons: l'époque du chantage avec Taëf et la mise en œuvre de Taëf est révolue. Nous sommes les premiers demandeurs de l'application de Taëf. Qu'ils se souviennent que Taëf est d'abord et clairement fondé sur l'autorité de l'Etat et son monopole des armes.

Ce n'est qu'ainsi que nous pouvons garantir une égalité devant la loi, et une occasion pour finalement devenir un État démocratique moderne qui met l'accent sur les priorités de ses citoyens.

Ici, je voudrais m'adresser directement, non pas ceux qui incitent nos frères de la communauté chiite contre le 14 Mars, mais à nos partenaires dans le pays, les membres de la communauté chiite, pour leur dire: Nous ne sommes pas seulement partenaires dans la responsabilité envers le Liban, mais nous avons été et resterons partenaires dans le sang, la foi, l'arabisme et le destin.

Nous avons choisi l'ouverture, la réconciliation et le pardon, parce qu'aucun de nous, dans le Courant du futur ou le 14 Mars forces, ne travaille contre la communauté chiite.

Nous avons dit et nous avons réitéré à plusieurs reprises que personne n'a le droit de diriger nos mots à propos de la suprématie des armes vers une confrontation avec les chiites, parce que les chiites ont été les premiers à se soulever contre la suprématie des armes.

Nos concitoyens au Sud et dans la banlieue n'étaient-ils pas les premiers à se soulever contre le chaos armé dans les villes, villages et quartiers? N'étaient-ils pas les premiers à appeler à la primauté du droit, et ont formé la première ligne de défense de la présence de l'État dans le Sud et toutes les regions?

L'Imam Moussa Sadr n'a-t-il pas observé un sit-in au Collège Amlieh contre la discorde et la guerre civile, et contre les armes des milices et l'anarchie? L'Imam Cheikh Mohammed Mahdi Chamseddine n'a-t-il pas interdit l'utilisation des armes par les Libanais contre les Libanais?
Un jour viendra où je vous dirai ce que Sayyed Mohammed Hussein Fadlallah me disait.
Nous ressentons, franchement et sincèrement, la même injustice qui vous a visés un jour, et nous élevons la voix que vous avez élevée contre la suprématie des armes. Nous faisons face à tout projet externe qui demande à l'État libanais d'être un serviteur fidèle de ses objectifs et intérêts.
Et nous respectons ce que l'imam Chamseddine a annoncé et nous adoptons la position de l'imam Sadr contre toute domination par les armes, et pour la responsabilité de l'État et ses institutions dans la gestion des affaires nationales.

Donc, n'écoutez pas les ouï-dire et soyez sûr qu'aucun Etat de rechange, peu importe la force qu'il revendique, ne pourra jamais compenser l'État libanais et notre système démocratique ainsi que les principes de la coexistence entre Libanais.

Pourquoi ne pouvons-nous pas avoir la sécurité pour tous les Libanais? Pourquoi ne pouvons-nous pas avoir la prospérité dans tout le Liban? Pourquoi ne pouvons-nous pas avoir les meilleures écoles et les hôpitaux? Pourquoi ne pouvons-nous pas avoir de l'électricité sans interruption? Pourquoi ne pouvons-nous avoir des possibilités d'emploi au Liban pour tous les Libanais, au lieu de passer notre vie à éduquer nos enfants et les voir quitter le Liban pour travailler à l'étranger seulement parce que leur gouvernement est incapable de prendre une décision sans la tutelle des armes? Et parce que leur démocratie est contrôlée par la tutelle des armes? Et parce que leur sécurité et leur avenir et le nôtre sont otage de la tutelle des armes?
C'est ce que nous allons dire dimanche, et nous continuerons de le dire après dimanche pour que le Liban triomphe ".
 
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