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Hariri: Les armes prêtes à être utilisées contre les Libanais sont un problème national qui empoisonne tout le reste
 
 
 
 
 
 
01-03-2011
 
Le Premier ministre sortant Saad Hariri, s'est prononcé ce soir, lors d'une réunion à la Maison du Centre avec des ministres, des députés et des cadres du "Courant du Futur".

"Vous savez tous que les Forces du 14 Mars ont attendu un mois la réponse du premier ministre désigné sur trois points: Premièrement: l'engagement du gouvernement à mettre fin à la suprématie des armes sur la vie politique au Liban. Deuxièmement: son engagement en faveur du Tribunal spécial pour le Liban Troisième: son attachement à la Constitution de Taëf" a-t-il dit.

"Bien sûr, comme tout le monde s'y attendait, la réponse ne vint pas. Après un mois, les Forces du 14 Mars ont considéré l'absence de réponse comme une réponse en soi, ou plus explicitement, une absence de décision et une absence de volonté, et elles ont donc annoncé à tous les Libanais que leur place n'était pas dans ce gouvernement.

Je vous ai déjà dit que ma position lors de la commémoration du 14 Février était la première et ne sera pas la dernière. Donc, je reviens pour vous dire clairement que la suprématie des armes sur la vie politique et culturelle au Liban est le problème - je le répète, le problème - qui empêche la régularisation de la vie publique dans notre pays" a-t-il ajouté.

Et M. Hariri de poursuivre: "Certains ont dit que les armes sont un détail et que le problème est la résistance, et que nous avons un problème avec la résistance contre Israël. Nous disons clairement: Non, le problème n'est pas la résistance contre l'ennemi extérieur, l'ennemi non-libanais et non-arabe, le seul ennemi que nous ayons, qui est Israël; Le problème est avec la suprématie des armes sur votre frère libanais arabe, et sur la vie au Liban. Le problème, c'est lorsque vous dites que ces armes ne seront pas utilisés à l'intérieur, puis nous constatons qu'elles ne sont utilisées qu' à l'intérieur, depuis le "jour glorieux" du 7 mai 2008, et comment peut-on oublier le "jour glorieux", le jour de l'intimidation de Beyrouth et de la montagne et des habitants de Beyrouth et de la montagne.

Le problème, c'est lorsque vous dites, avant les dernières élections législatives, que vous ne voulez pas entrer au gouvernement si vous perdez les élections, ensuite vous perdez et dites: Ne pensez même pas à un gouvernement dans lequel nous n'aurons pas le tiers de blocage, sinon les armes sont prêtes à être utilisées contre vos concitoyens.

Le problème est que lorsque nous vous invitons, après que vous ayez perdu les élections, à un véritable partenariat dans le gouvernement d'union nationale, vous apportez vos armes avec vous au gouvernement, et vous les mettez sur la table du Conseil des ministres, et toute décision devient soumise à votre seule volonté, sinon les armes sont prêtes à être utilisées contre vos concitoyens.

Le problème est que vous signez des engagements à Doha, de ne pas utiliser les armes comme moyen de violence politique interne, et de ne pas perturber la réunion du Conseil des ministres, et l'émir du Qatar, les dirigeants arabes et la Ligue arabe, témoignent de votre signature, et puis vous dissipez la moitié de la vie du gouvernement à perturber le Conseil des ministres.

Tout comme vous avez signé des engagements à Doha, que vous ne démissionnerez pas du gouvernement, et puis vous avez démissionné, en étant sûrs que personne ne vous demandera des comptes, parce que les armes sont prêtes à être utilisées contre vos concitoyens.

Le problème est que vous avez demandé, dès que vous avez démissionné, des consultations parlementaires en toute urgence, et quand vous avez découvert que la majorité parlementaire qui a résulté d'élections démocratiques et porte un mandat clair des électeurs, votera dans un sens que vous ne souhaitez pas, vous avez reporté les consultations sous la menace que si elles ne sont pas reportées, les armes sont prêtes à être utilisées contre vos concitoyens.

Puis vous avez changé la majorité sous la menace que si certains députés respectent l'avis de leurs électeurs, ces armes sont prêtes à être utilisées contre vos concitoyens.

Le problème est que lorsque vous participez à l'élaboration d'un consensus concernant le Tribunal international, à la table du dialogue national, et d'un consensus pour résoudre le problème des armes palestiniennes hors des camps et leur organisation dans les camps, et puis vous entravez la mise en œuvre des décisions en faveur desquelles vous vous êtes engagés, avec nous, le fait de vous demander des comptes devient une agression contre vous parce que les armes sont prêtes à être utilisées contre vos concitoyens.

Le problème, c'est lorsque vous empêchez la conférence visant à une réconciliation globale et un pardon complet entre tous les Libanais, de tout le passé, qui est une noble initiative arabe du Serviteur des Deux Saintes Mosquées le Roi Abdallah bin Abdel Aziz, envers laquelle j'étais très enthousiaste, et vous réussissez, malheureusement, à la faire échouer, parce que les armes sont prêtes à être utilisées contre vos concitoyens".


Et M. Hariri de dire: "Au fait, nous n'avons entendu aucun d'entre vous commenter la réalité de cette initiative. Tout ce que nous avons entendu, une fois de plus, étaient des accusations de trahison et de fausses allégations, et nous vous disons: Les accusations de trahison sont lasses de vous, tout comme le peuple libanais est las de la suprématie des armes et du langage des armes, qui sont prêtes à être utilisées contre vos concitoyens: une fois pour un différend sur un parking à Aisha Bakkar, et une autre à Bourj Abou Haidar, et toujours pour entraîner le pays vers un axe régional qui n'a rien à voir avec le Liban ou l'arabisme et dont les Libanais ne veulent pas.

Nous avons simplement décidé de vous dire ce que chaque Libanais dit tous les jours chez lui: Le système libanais et la vie économique, sociale, culturelle, politique et constitutionnelle ainsi que le droit du peuple libanais à une vie sûre, ne sera jamais garanti aussi longtemps que ces armes seront prêtes à être utilisées contre vos concitoyens. Vous pensez probablement que vous pouvez mettre la main sur le pays, et que vous pouvez "emballer" les élections au Sud, dans la Bekaa-Nord, et la banlieue sud et partout où il y a des armes; les armes prêtes à être utilisées contre vos concitoyens".

"Vous pensez peut-être que vous pouvez imposer qui vous voulez à la présidence du parlement, même si vous n'avez pas la majorité, parce que les armes sont prêtes à être utilisées contre vos concitoyens. Vous pensez peut-être que vous pouvez imposer qui vous voulez à la présidence du Conseil des ministres, parce que les armes sont prêtes à être utilisées contre vos concitoyens. Vous pouvez essayer de détruire l'image du Président, comme vous le faites maintenant, parce que les armes sont prêtes à être utilisées contre vos concitoyens, et que les Libanais diront "ca va ", parce que les armes sont prêtes à être utilisées contre vos concitoyens. Non, " ca ne va pas ". Nous avons décidé de vous dire simplement: Non, ca ne va pas" a-t-il martelé.

Et M. Hariri de préciser: "Nous voulons vous dire que si vous avez des armes, cela ne signifie pas que vous avez raison. Les armes peuvent donner une suprématie, mais elles ne donnent pas une majorité. La majorité est produite par les urnes, sans armes. La majorité exprime ses vues au Parlement, sans armes. La majorité est la majorité du peuple libanais, qui s'est réunie le 14 Mars 2005, sans armes, pour annoncer le refus de la tutelle du régime de sécurité sur notre Constitution et notre vie nationale. Cette majorité a décidé de se réunir le 14 Mars 2011 pour refuser la tutelle des armes sur notre Constitution et la vie nationale.

En 2005, les Libanais et Libanaises ont été les premiers à se rendre sur la Place de la Liberté et nous les avons suivis. Cette fois aussi, les Libanais vont être les véritables leaders du 14 Mars, le 14 Mars 2011, parce qu'ils sont témoins de ce qui se passe autour de nous et ils sont convaincus que les armes sont inutiles à l'intérieur face à la volonté du peuple, et que la violence, l'oppression, la répression, l'injustice et l'assassinat sont des outils qui n'ont plus de place dans le monde".

Et M.hariri de conclure: "Nous continuerons de rappeler ces faits simples et clairs avec calme et responsabilité, et de façon démocratique, par tous les moyens pacifiques disponibles et avec tout le peuple libanais, jusqu'à ce que vous avouiez que ce problème est devenu un problème national par excellence, qui nécessite une solution nationale par excellence, avant toute autre chose, parce qu'il empoisonne tout le reste, et nous ne lui permettrons plus d'empoisonner la mémoire de nos martyrs, tous nos martyrs: les martyrs de la Révolution du Cèdre et les martyrs de la résistance contre Israël. Nous ne lui permettrons plus d'empoisonner la volonté sincère du peuple libanais dans sa recherche de la vérité et la justice, et son droit à une vie décente et indépendante, et sa défense pacifique et noble de son avenir et celui de ses enfants.

Oui, nous continuerons à dire avec tous les Libanais: Le Liban d'abord, l'état d'abord, et non les armes d'abord, le peuple d'abord, et non le peuple sous la suprématie des armes, et le Tribunal spécial pour le Liban d'abord, parce que l'assassinat de Rafic Hariri n'était pas un accident, et l'assassinat des martyrs de la Révolution du Cèdre n'était pas un hasard, et parce que chaque martyr est notre martyr à tous, mort pour notre arabisme à tous, notre liberté à tous, notre souveraineté à tous et l'indépendance de tous. Vive le Liban ".
 
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