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Saad Hariri s'installe dans l'opposition
 
 
 
 
 
 
15-02-2011
 
Le président Saad Hariri a affirmé qu' « il n'abandonnera point ses racines comme le souhaitent certains », indiquant que « le sang versé par les martyrs de la Révolution du Cèdre ne s'avère la propriété de personne ».

Le président Hariri a de même annoncé qu' « une manifestation sera organisée le 14 mars prochain à la Place des Martyrs pour exprimer le refus à l'oppression, aux crimes et à l'injustice ».

« Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) n'est ni américain ni français ni israélien et ne vise pas une partie ou une communauté mais représente le plus haut degré de la Justice humaine », a-t-il ajouté, « les assassinats de nos héros notamment du martyr Rafic Hariri seront certainement condamnés ».

Hariri a écarté l'éventualité que « le TSL accuse la communauté chiite, un parti ou une certaine catégorie », ajoutant que « la communauté chiite constitue un pilier fondamental du Liban ».

Le président Hariri a salué « l'adoption du communiqué de Dar el-Fatwa par les Forces du 14 Mars, qui cite le recours de certains aux armes, violations et intimidations ».

« Cette question restera la priorité de ‘notre stabilité nationale' et nous n'accepterons pas que les armes soient toujours adressées contre la vie politique au Liban », a-t-il noté.

Hariri a de même rappelé qu' « il s'est rendu en Syrie en tant que président du Conseil des ministres et fils du martyr Rafic Hariri », signalant qu' « il œuvrait pour l'intérêt suprême du Liban ».

Il a annoncé qu' « il ne s'est pas rendu en Syrie pour rester au pouvoir ou revendiquer un appui contre ses concitoyens».

Concernant les initiatives saoudo-syriennes, Hariri a révélé qu' « elles ont reposé sur une seule idée : la conférence de réconciliation nationale tenue à Riyad », ajoutant que «ces initiatives visaient à prôner l'intérêt suprême de l'Etat ».

Hariri a également remercié « ceux qui s'estiment capables à sa traîtrise ». « Ils m'ont cependant autorisé à retourner à mes racines. Pas de modération entre la souveraineté et la tutelle, la sincérité et la tromperie, la promesse et la trahison ».

Hariri a en outre estimé que « la nouvelle opposition, qu'il présidera, repose sur l'engagement à la Constitution, au Tribunal spécial pour le Liban (TSL) et à la protection du Liban des armes illégitimes ». Il a alors annoncé « son attachement aux constantes nationales établies le 14 Mars 2005 par tous les Libanais».

« Vous nous avez permis de préserver la tête élevée. Nous allons nous rassembler une nouvelle fois à la Place des Martyrs pour dire NON à la tutelle interne armée, NON au changement du régime de notre vie, NON à l'avortement de nos rêves, NON à la corruption, NON au vol, NON à la terreur, et mille NON aux crimes et à l'oppression », a conclu Hariri.

Voici ci-dessous le discours prononcé par le président Saad Hariri :

Hariri au Biel : - L'essence de l'initiative "SS" était d'organiser une conférence de réconciliation nationale libanaise à Riyad

- Notre erreur a peut être été d'avoir tendu la main sincèrement à chaque fois

-Les armes dirigées contre les Libanais sont des armes de la discorde

-Nous sommes dans l'opposition, qui est basée sur l'attachement à la Constitution, au Tribunal, et la protection des Libanais de la prédominance des armes

Voici le discours prononcé par le Premier ministre Saad Hariri au Biel cet après-midi lors de la 6eme commémoration du martyre du Premier ministre Rafic Hariri:

«J'ai deux photos dans mon bureau: une photo de mon père Rafic Hariri qui est tombé en martyr le 14 février 2005, et une photo de la foule sur la Place de la Liberté le 14 Mars 2005.

Rafic Hariri est tombé en martyr il y a 6 ans jour pour jour, parce qu'il a dit non. Il a dit non à l'abdication du Liban, de la décision du Liban et du sort du Liban. Il a dit non à la modification de la réalité du Liban. Il a dit non au régime sécuritaire. Il a dit non à l'abandon de la Constitution de Taëf et de la parité totale. Il a dit non au changement du Liban arabe, démocratique, libre, souverain et indépendant. Il a dit non, alors ils l'ont tué, le 14 février 2005.

Les Libanais et Libanaises ont réagi d'une façon qui n'était pas prévue. Des centaines de milliers de chrétiens et de musulmans ont manifesté pour dire, à leur tour, non. Non à l'injustice et l'oppression. Non à l'assassinat et la répression. Non à la modification du visage du Liban, parce que le peuple libanais veut qu'il soit arabe, démocratique, libre, souverain, indépendant, un pays de libertés publiques et privées, de liberté d'opinion et d'expression, de liberté d'action politique, de liberté de culte, de liberté de réunion et de liberté de la vie.

Ils ont dit non à la tutelle, au régime sécuritaire, à la peur et à la criminalité terroriste. Ils ont alors triomphé le 14 Mars 2005.

C'est pour cela que je garde ces deux photos. Une photo de mon père, le premier ministre martyr, et la photo de la foule sur la Place de la Liberté. Et je les contemple tous les jours, et avant toute décision essentielles et à toute heure critique.

Je suis entré dans la vie politique le jour où mon père est tombé en martyr le 14 Février, et je suis entré avec vous et avec tous les Libanais dans la vie nationale le 14 Mars 2005.

Telles sont mes vraies racines et je ne renoncerai pas à mes racines. Et quand ils sont venus me dire: Enlève ces deux photos et abandonne les, et nous te permettrons de rester au poste de premier ministre aussi longtemps que tu le voudras, ma réponse était que telles sont mes racines et je n'y renoncerai pas. Ma réponse était qu'être à la tête du gouvernement n'est pas une faveur mais l'expression sincère de la volonté du peuple libanais, telle que traduite dans les urnes.

Vous pouvez contrefaire la volonté des électeurs autant que vous le voulez, et voler de leur libre décision autant que vous voulez, mais je suis Saad Rafic Hariri, et telles sont mes racines et je n'y renoncerai pas. Me voici devant vous aujourd'hui, et avec vous je retourne aux racines. Et comme il est bon de retourner aux racines.

Tout ce que nous voulons depuis le 14 février 2005 et le 14 Mars 2005, c'est la vérité, pas le pouvoir. La justice, pas le pouvoir. La liberté, pas le pouvoir. La loi, la constitution et la coexistence, pas le pouvoir. La souveraineté, pas le pouvoir. L'indépendance, pas le pouvoir.

Les Libanais qui se sont réunis sur la Place de la Liberté n'appartiennent à personne. Ils n'appartiennent pas au Courant du Futur, au parti Kataëb, au Parti socialiste progressiste, au Forces libanaises, au Courant patriotique libre ou à aucun parti.

Et le sang de nos martyrs n'appartient à personne. Nous n'avons pas d'héritiers du sang. Le sang de Rafic Hariri, Bassel Fleihan, Samir Kassir, Georges Haoui, Gebrane Tueni, Pierre Gemayel, Walid Eido, Antoine Ghanem, François el-Hajj, Wissam Eid, et des dizaines de personnes qui ont été tuées avec eux, n'appartient à personne. Et le sang de Marwan Hamadé, May Chidiac, Elias Murr et Samir Shehadeh, ne leur appartient pas. C'est le legs du Liban nation et la responsabilité des Libanais qui se sont rassemblés par centaines de milliers sur la place de la Liberté le 14 février 2005 demandant la vérité et la justice. Ces hommes et femmes, et nous en faisons partie, restent attachés à la vérité, à la justice et au Tribunal international.

Ce tribunal n'est ni américain ni français ni israélien, et ne vise aucun groupe ou aucune secte. Ce tribunal constitue, à notre avis, le plus haut degré de la justice humaine. Ce tribunal punira, avec l'aide de Dieu, uniquement -et je le répète: uniquement- les meurtriers terroristes qui ont visé plusieurs de nos grands, à commencer par le Premier ministre Rafic Hariri. Ce tribunal, conformément à son statut, accusera des individus et ne le fera pas au hasard. Il devra se baser sur des preuves.

A ce moment, si quelqu'un voudra se placer dans le banc des accusés, ce sera son choix, et il choisit lui-même ce chemin. Quant à nous, nous allons appuyer le tribunal, sa décision et son verdict, et nous ne dirons jamais que l'accusation est dirigée contre une secte, un parti ou un groupe.

Chers amis, je sais d'avance que quelqu'un veut prendre mes paroles dans le sens d'une confrontation avec une grande secte sœur au Liban. Nous n'avons pas été et ne serons jamais en confrontation avec la communauté chiite, ni avec aucune secte au Liban. Telle est l'école nationale, arabe et islamique de Rafic Hariri. Une école au-dessus des communautés et du sectarisme.

La communauté chiite est un élément fondamental de la structure libanaise, et tous les Libanais sont ses partenaires dans la construction de l'Etat, et face à l'ennemi israélien. Dans l'identité réelle de chaque Libanais, toutes les communautés se rencontrent, et toute mise en accusation d'une communauté, est une accusation contre tous les Libanais. N'écoutez pas ceux qui disent que ce tribunal est dirigé contre la communauté chiite, mais réfléchissez plutôt à ce qu'ils veulent à travers cette phrase et où elle nous conduit tous.

Chers frères et sœurs, comme vous le savez tous, avant le 14 Février 2005, je n'étais dans aucune position politique. J'étais un jeune Libanais, essayant de réussir dans mon travail et ma famille et de satisfaire Dieu et mes parents. Je suis entré ce domaine soudain, sans avertissement, et parfois j'ai eu raison et parfois j'ai eu tort. Cependant, je pense que j'ai eu raison dès le premier moment, quand j'ai appelé à l'unité nationale, basé sur ma conviction première qui est s'est ancrée 6 ans plus tard, que ce pays ne peut pas être gouverné par une personne, un parti ou une communauté . Et si une personne ou un parti ou une communauté pense aujourd'hui être en mesure de gouverner seul, qu'il essaye, mais je dis qu'il vit une grande illusion.

Quant à nous, nous avons tendu la main depuis le premier jour. Nous avons tendu la main au sommet de notre force avant les élections de 2005, et nous avons tendu la main à l'apogée de notre victoire après les élections de 2009.

Nous avons même tendu la main après le crime odieux commis contre Beyrouth et tout le Liban en mai 2008. Notre erreur a peut être été d'avoir tendu la main sincèrement à chaque fois. Parce que nous croyons que ce pays ne peut être gouverné par une seule partie, mais il est l'expression d'un partenariat, et ce partenariat peut facilement être construit sur une base d'honnêteté. Mais nous avons été accueillis à chaque fois par la tromperie, et notre bonne intention a été prise pour un point de faiblesse, et un signe de peur. Même lorsque nous avons formé le gouvernement d'unité nationale après les dernières élections dans lesquelles vous avez triomphé, et notre partenaire a pensé qu'il serait un partenaire sans responsabilité, nous avons supporté l'insupportable, en ce qui concerne l'obstruction et la distorsion des faits.

Certains d'entre vous pourraient dire que nous avons eu tort, mais, Dieu merci, nous n'avons jamais utilisé des armes et nous ne sommes responsables d'aucune goutte de sang versée. Nous ne nous sommes jamais retirés d'un gouvernement, n'avons pas interrompu un dialogue, fermé le parlement ou falsifié une volonté populaire. Notre projet a été et sera toujours l'État, la Constitution, les institutions, et préserver le Liban arabe, souverain et indépendant, au système démocratique. Le Liban des libertés individuelles, politiques, médiatiques, religieuses, culturelles et économiques. Même lorsque nous avons approuvé dans la Déclaration ministérielle l'équation du peuple, de l'armée et de la résistance, c'est parce que nous croyons que l'état embrasse tout le monde, que l'armée est constituée de toutes les communautés libanaises, et que la résistance est là pour défendre le pays face a Israël. Une résistance au service de l'armée et du peuple, et au service du Liban et non l'inverse, un Liban, son armée, son peuple, sa Constitution et son 'État soumis aux armes sous prétexte de résistance. Oui, nous n'acceptons pas les armes et la soumission aux armes quand elles sont dirigées contre les Libanais et quand elles deviennent un moyen de chantage pour leur stabilité et sécurité, afin qu'ils choisissent le faux au lieu du juste, ou lorsqu'elles deviennent un moyen de pression sur les députés pour faire le contraire de ce que les électeurs les ont chargés de faire et violer les engagements qu'ils ont faits quand ils étaient candidats aux élections. Les armes dirigées contre les Libanais sont des armes de la discorde, et la discorde au Liban ne sert qu'Israël, qui est notre seul ennemi. Nous sommes à l'avant garde de la lutte contre Israël pour défendre la souveraineté du Liban et libérer nos terres occupés à Ghajjar, Chebaa, et Kfarchouba, tout comme nous avons été et serons toujours un appui pour nos frères palestiniens et leur cause qui est notre cause centrale, et leur droit à retourner dans leur état palestinien arabe, indépendant, libre, et démocratique avec Jérusalem comme capitale.

Chers amis, permettez-moi d'être franc avec vous sur cette question parce que nous ne pouvons pas nous enfouir la tête dans le sable en faisant valoir que la question des armes n'existe pas et qu'il est interdit aux Libanais d'en parler. La vérité est toute autre, et l'expérience des six dernières années a prouvé que c'est un sujet majeur de controverse entre les Libanais. Cette question est sur la table du dialogue national comme question de controverse, non liée au droit du peuple libanais à faire face à l'agression israélienne comme c'était le cas en Juillet 2006, mais à l'utilisation excessive de ces armes dans le règlement des différends politiques, et leur mise sur la table du partenariat national à chaque petit ou grand incident.

À cet égard, je rends hommage à l'adoption par les forces du 14 Mars de la déclaration de constantes nationales publiée par la réunion de Dar al-Fatwa, citant en particulier les abus et l'utilisation des armes pour soumettre les autres.

Cette question restera une priorité pour notre stabilité nationale et nous n'accepterons jamais que les armes restent suspendues au dessus de la vie nationale au Liban. Cette position sur cette question ne sera pas la dernière, avec vous et avec tout le peuple libanais.

Chers amis, beaucoup a été dit au sujet de ma relation avec la Syrie et de mes visites en Syrie. Oui, je suis allé en Syrie en ma qualité de Président du Conseil des ministres et en ma qualité de fils du Premier ministre martyr Rafic Hariri. Tout ce que je voulais, c'était l'intérêt du Liban dans ses relations avec un pays frère arabe qui est notre plus proche voisin.

L'intérêt supérieur du Liban, qui est compatible avec l'intérêt de la Syrie, dans l'économie, le commerce, la sécurité, la stabilité et la préservation de la souveraineté et l'indépendance des deux Etats. Je ne suis pas allé en Syrie pour une demande personnelle ou pour demander de l'aide contre mon propre peuple ou pour rester au pouvoir. Je suis allé à chaque fois la tête haute, à la recherche de l'intérêt du Liban d'abord, qui commence par de bonnes relations avec le frère le plus proche, et avec tous les Arabes et le monde. J'ai visité le monde entier, de Washington à Téhéran, dans l'intérêt du Liban. Il allait de soi que je me rende en Syrie une fois, deux fois et cinq fois pour l'intérêt de mon pays. La Syrie a fait partie, durant cette période, de ce qu'on a appelé la « SS », l'initiative lancée par le Serviteur des Deux Saintes Mosquées le Roi Abdullah bin Abdul Aziz pour préserver la stabilité du Liban.

Des le début et jusqu'à aujourd'hui, je me suis engagé à garder le silence au sujet de la « SS », car qui veut que cette initiative réussisse ne fait pas de fuites, n'en parle pas, mais œuvre dans son intérêt. Mais aujourd'hui, je vais parler. Cette initiative était fondée sur une idée essentielle: que nous sommes, en toute honnêteté, prêt à participer à une conférence de réconciliation nationale libanaise, qui réconcilie tous les Libanais et durant laquelle tous les Libanais se pardonnent les uns les autres. Une conférence qui se tiendrait à Riyad sous les auspices du roi d'Arabie saoudite et en présence des présidents libanais et syrien, d'un certain nombre de présidents et de dirigeants arabes et de la Ligue arabe, qui conduirait à une réconciliation totale, et un pardon total de tout le passé. Une réconciliation de tous, sans exceptions, et un pardon de tous pour tout le passé, sans exceptions, de manière à ce que les répercussions de l'acte d'accusation soient une responsabilité nationale et arabe.

Oui, telle est la base de la « SS », qui comprenait dans ses détails et son calendrier le respect de l'intérêt de l'Etat et sa souveraineté sur son territoire et l'élimination de toutes les zones armées sur tout le territoire libanais. Oui, tel est l'accord que nous négociions. Avons-nous eu tort? Oui, nous avons eu tort. Nous avons négocié en toute honnêteté pour l'intérêt du Liban, mais on nous a fait face une fois de plus avec une demande de soumission, et non pas de réconciliation, par ceux qui ne veulent pas d'un dialogue, car ils se considèrent comme plus grands que le Liban. Notre réponse était tout simplement que nous sommes de l'école qui dit que «nul n'est plus grand que son pays".

Ils ont mis un terme à la SS parce qu'ils ne veulent pas d'une réconciliation totale. Et je vous dis: Il n'y aura pas de retour à la SS. Et à ceux qui ont le moindre doute ou qui voudraient avoir des doutes que j'ai signé un document pour mettre fin à la relation du Liban avec le tribunal, je dis: Je possède deux stylos, le stylo de Samir Kassir et le stylo de Gebran Tuéni. Et j'ai deux contrats, le contrat de Pierre Amine Gemayel et le contrat de Walid Eido. Donc, avec lequel des deux stylos pourrais-je signer, et lequel des deux contrats pourrais-je déchirer?

Ils pensaient que nous allions tout abandonner pour le pouvoir, et nous pensons que le pouvoir est la dernière chose qui mériterait que l'on abandonne des choses pour elle. Nous croyons fermement à l'alternance du pouvoir, au système démocratique et à la Constitution. C'est pour cette raison nous avons décidé d'aller aux consultations, même si nous connaissions les résultats à l'avance, et malgré le fait que les Libanais étaient menacés dans leur stabilité, et malgré la falsification de la volonté des électeurs en poussant les députés à prendre des positions opposées à celles qu'ils ont prises lorsqu'ils se tenaient devant leurs électeurs, deux fois en quatre ans, pendant les campagnes électorales, s'engageant à défendre le Tribunal spécial et à rejeter toute autre tutelle que celle du peuple, et ils ont obtenu leurs voix sur cette base.

Nous ne sommes pas attachés au pouvoir et ne sommes attaches qu'à notre système démocratique et à notre Constitution. Donc, nous les félicitons pour la majorité volée par l'intimidation des armes et nous les félicitons pour un pouvoir dérobé à la volonté des électeurs.

Ici, nous devons parler du centrisme. Le centrisme, comme nous le comprenons, est la modération face à l'extrémisme, le centrisme de Rafic Hariri qui nous a enseigné que le chrétien modéré est plus proche de lui que le musulman extrémiste. Le centrisme est la recherche d'un compromis entre deux vérités dans l'intérêt suprême du pays. Le centrisme est une décision et non l'absence ou la soumission de la décision. Mais mes amis, il n'y a pas de centrisme entre le crime et la justice, entre la souveraineté et la tutelle, et entre l'arabisme du Liban et son placement dans un axe régional qui n'a rien à voir avec l'arabisme ou le Liban. Mais le plus important, il n'y a pas de centrisme entre la vérité et la tromperie, entre les promesses et la trahison. Mais avant que je continue, et pour que personne ne pense que mes paroles sont une réaction à ma sortie du gouvernement, je m'adresse à ceux qui pensaient que ils m'ont eu par le mensonge, la trahison, et le manque de loyauté, pour les remercier vivement, car ils m'ont libéré et m'ont permis de revenir à vous et de revenir avec vous aux racines.

Je dis aujourd'hui à haute voix ce que je dis implicitement tous les jours: Merci mon Dieu. J'ai dit merci mon Dieu le 14 février 2005, et il est mille fois plus facile de le dire le 14 Février 2011.

Chers amis, nous sommes aujourd'hui dans l'opposition, qui est basée sur les trois principes suivants:

Premièrement: Attachement à la Constitution.

Deuxièmement: Attachement au Tribunal spécial pour le Liban.

Troisièmement: Attachement à la protection de la vie publique et privée au Liban face à la prééminence des armes.

Nous revenons vers le chemin des constantes nationales pacifiques essentielles dessiné par le peuple libanais de toutes les communautés, les régions et les groupes le 14 Mars 2005, et dont ils ne sont jamais sortis, même quand ils ont senti que nos bonnes intentions nous poussaient à adopter des positions et des compromis dans l'intérêt du Liban mais en dehors de ce chemin. C'est le même chemin que le peuple égyptien a suivi pour retrouver l'espoir, sa volonté et sa décision, et sa décision a été la liberté et la démocratie. Ils ont gagné, et l'Egypte arabe a gagné. Oui, nous avons commencé ce chemin, le chemin de la liberté et nous allons tous revenir au chemin du 14 Mars 2005. Nous allons marcher sur ce chemin avec vous, vous qui avez gardé nos têtes hautes, vous dont les voix et les drapeaux libanais resterons élevés. Nous marcherons avec vous jusqu'à la Place de la Liberté, qui nous réunira tous de nouveau le 14 Mars 2011, pour dire non. Nous nous rassemblerons le 14 Mars pour dire non. Non à la falsification de la volonté des électeurs. Non à la trahison de l'esprit de la coexistence. Non à l'abandon de la décision nationale. Non à la tutelle armée interne. Non au déplacement du Liban vers un axe rejeté par les Libanais. Non à la modification de notre mode de vie. Non à la corruption, au vol, à la peur, et un million de non à l'oppression, l'injustice et au crime. Notre rêve ne mourra pas.

Vive les martyrs de la révolution du Cèdre,

Vive le Liban ".
 
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