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Hariri s'adresse aux Libanais de Baabda: "Entre le pouvoir et la dignité du Liban, je choisis la dignité"
 
 
 
 
 
 
14-01-2011
 
Le chef du gouvernement d'expédition des affaires courantes Saad Hariri s'est adressé vendredi aux Libanais du palais présidentiel à Baabda, assurant qu'entre le pouvoir et la dignité du Liban, la dignité est son choix.

M. Hariri et le président de la République Michel Sleiman ont fait un tour d'horizon des derniers développements politique sur la scène nationale, à la lumière du résultat des médiations syro-saoudiennes et la démission de onze ministres, ce qui nécessite de mener des concertations parlementaires afin de former un nouveau gouvernement.

M. Hariri a tout d'abord salué le président Sleiman pour "le sens des responsabilités dont il fait preuve dans toutes les affaires nationales" et pour "son insistance à l'application de la Constitution et des règles de la coexistence", le remerciant pour "la coopération et la complicité lors de la précédente période".

Le Premier ministre sortant a également affirmé avoir informé le président des contacts qu'il a effectués à New York, Washington, Paris et Ankara, "contacts qui complètent nos efforts incessants pour protéger le Liban des dangers de l'inconnu et pour assurer les véritables bases de l'union nationale et de la coexistence".

"Certains ont peut-être trouvé que l'opportunité s'est présentée pour changer les règles du jeu, pour mettre un terme à la trêve politique et ouvrir la porte à une crise gouvernementale aux résultats inconnus", a-t-il dit; "C'est alors qu'est survenue la démission en groupe des ministres, suscitant de nombreuses interrogations sur l'avenir du Liban".

M. Hariri a alors estimé qu'il est de son "devoir" d'informer les Libanais de certaines "réalités", "afin que tous les éléments permettant de répondre à ces interrogations soient disponibles".

Il a tout d'abord expliqué que "les efforts syro-saoudiens ont joué un rôle essentiel dans la consolidation de la trêve politique les derniers mois et ont engendré, sur la base du sommet tripartite libano-syro-saoudien de Baabda, une ambiance favorable pour mettre au point de nombreuses idées pour traiter de façon objective les retombées du travail du Tribunal Spécial pour le Liban et suivre de près la parution de l'acte d'accusation".

Il a ajouté que "l'engagement à ces principes n'a jamais été altéré". "Dès le début, nous avons affirmé être prêts pour une initiative qui soit à la hauteur des espérances pour tuer dans l'oeuf tout conflit; nous avons également voulu que toute initiative soit accompagnée de démarches effectives. Malheureusement, ne pas entamer ces démarches nous a poussés à des sacrifices personnels et nationaux pour l'intérêt du Liban-Etat, ce qui a mené les médiations à une impasse et entravé une véritable chance pour le Liban et les Libanais", a-t-il précisé.

Tout en exprimant ses regrets pour l'échec des médiations syro-saoudiennes, il a estimé que "la décision de démission de onze ministres, tout en étant un droit démocratique dans le cadre de la Constitution, est une première dans l'histoire des gouvernements du Liban depuis l'accord de Taef". Il a alors craint que "cela ne se transforme en exemple sur l'échec des Libanais à former un gouvernement d'union nationale, surtout que cette démission en groupe enfreint les engagements pris par le groupe politique de ces ministres dans l'accord de Doha".

M. Hariri a ensuite signalé que "la majorité parlementaire a accepté de se désister de ses droits dans le formation du gouvernement par respect à l'entente nationale et par responsabilité envers les Libanais sans exception". "Nous avons réprimé toute envie d'hégémonie et refusé d'écarter l'autre groupe, faisant privilégier la logique du consensus; et nous voici en train d'affronter une tempête politique (...), ceux qui voulaient le consensus veulent imposer leur volonté. Personnellement, je ne donnerai à personne la moindre chance de contourner les prérogatives réservées par la Constitution au chef du gouvernement", a-t-il clamé.

Le Premier ministre sortant a reconnu que "le gouvernement d'union nationale n'a pas su traduire les principes de cette union dans ses activités". Il a toutefois assuré que "ce gouvernement est parvenu, après maintes difficultés, à entamer à travers sa déclaration ministérielle une approche responsable des affaires vitales et primordiales qui opposaient les Libanais", et qu'"aucun gouvernement ne pourra outrepasser ou manipuler les grandes lignes qui ont précédemment fait l'unanimité".

M. Hariri a enfin indiqué qu'il participera, à l'instar de tous les députés, aux concertations parlementaires. Et de conclure: "Nous coopérerons avec le président Sleiman jusqu'au bout afin qu'un nouveau gouvernement soit formé, un gouvernement s'engageant à préserver l'entente nationale et à privilégier la raison sur les tensions. Le Liban a besoin de tous ses fils, mais il a besoin en premier lieu de la sagesse de ses dirigeants qui doivent être conscients qu'il n'y a pas d'alternative au dialogue et qu'aucune partie ne pourra annuler l'autre. Je m'engage à collaborer avec M. Sleiman et avec tous les dirigeants sur la base du dialogue afin de parvenir à des solutions logiques à nos problèmes. Je n'ai jamais voulu le pouvoir à tout prix; entre le pouvoir et la dignité de mon pays et de son peuple, je choisis la dignité. Personne ne pourra me faire accepter ce qui nuit au Liban ou à une partie des Libanais et j'appelle tous les hommes politiques à tirer les bonnes leçons du passé car nul ne peut être plus grand que son pays".
 
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