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Hariri : L'accord S-S achevé depuis des mois et le changement de gouvernement hors question
 
 
 
 
 
 
07-01-2011
 
Le Président du Conseil des ministres, Saad Hariri, a tranché les différends évoqués sur l'entente saoudo-syrienne concernant la crise libanaise, révélant pour la première fois que l'accord est déjà achevé depuis des mois et attend sa mise en place. « Les efforts saoudo-syriens ont abouti à des résultats déterminés depuis déjà des mois » a-t-il souligné.

Dans une interview publiée vendredi dans le quotidien al-Hayat, Hariri a affirmé qu'il visite de nouveau New York pour rencontrer le Roi saoudien, Abdallah Ben Abdel Aziz, et s'entretenir avec lui sur l'accélération des efforts saoudo-syriens et leur protection pour une meilleure garantie de la stabilité au Liban.

Le Président du Conseil des ministres a déclaré qu'il rencontre bientôt les Présidents de la République, Michel Sleiman, et de la Chambre, Nabih Berry, afin de tenir des consultations sur la situation actuelle du pays. Il rencontre également d'autres parties, faisant remarquer que le parcours saoudo-syrien exige de tous des démarches positives que le camp adverse n'a pas assurées jusqu'à présent. « Que personne ne se fasse d'excuses sur la présence du Roi saoudien à New York ! L'accord a été achevé un mois avant l'incident de santé du souverain saoudien » a-t-il précisé.

Et Hariri d'ajouter : « Que ce soit clair que tout engagement que je promets ne sera mis en application que lorsque le camp adverse assure ses engagements. C'est une règle de base dans les efforts saoudo-syriens ».

Sur les questions d'al-Hayat de quelques craintes de retard de l'accord saoudo-syrien pour des raisons de retouches, le Président du Conseil des ministres était tranchant : « C'est vrai, mais ce parcours ne recule plus et je dis cela pour protéger l'accord de la grande campagne de parasitage qui le vise. J'ai gardé le silence plusieurs mois mais je le romps aujourd'hui, uniquement parce que je suis responsable et concerné par la protection de ce parcours qui comprend l'intérêt et la stabilité du pays » a-t-il expliqué.

Hariri a rappelé que les efforts saoudo-syriens comprennent un nombre de dispositions pour renforcer la stabilité au Liban. « C'est le fruit d'un parcours entamé par le sommet de Beyrouth, avec le Gardien des Lieux saints, le Président Bachar el-Assad et le Président Sleiman. Sur ce, il n'est permis à personne de se tromper sur ce parcours conclu grâce à la sagesse et à la vision du Gardien des Lieux saints et son soutien au Liban » a-t-il précisé.

Sur la question pressante d'al-Hayat de savoir quelles sont les démarches exigées de lui, le Président du Conseil des ministres a affirmé que les efforts saoudo-syriens ont abouti à des résultats déterminés, plusieurs mois auparavant, la veille du départ du souverain saoudien à New York pour être hospitalisé. Et sur les démarches du camp adverse, il a tranché : « Ces démarches sont connues de l'autre camp, il lui en est demandé certaines et s'il les avait assurées on ne serait pas aujourd'hui dans une course contre l'heure ».

A la question de savoir s'il y a un changement du gouvernement ou une redistribution de portefeuilles, Hariri a rétorqué : « C'est hors de question dans le parcours saoudo-syrien. Si quelqu'un pense qu'un gouvernement autre que celui de l'union nationale puisse soulever les défis dans ce pays, il doit approfondir sa réflexion dessus. Que personne ne croie que je tiens à un pouvoir, une autorité ou un siège ! Or, tout ce qui tente d'insérer le parcours saoudo-syrien dans des prérogatives gouvernementales ou autres, il sera en train de transformer ce parcours en fournisseur de nouveaux conflits intérieurs alors que c'est un parcours pour produire des solutions et renforcer la stabilité » a-t-il affirmé.

Du côté de ses alliances politiques, Hariri a rappelé qu'il n'abandonne pas ses alliés. « Je l'ai annoncé avant les législatives, et j'ai dit que je n'abandonne jamais mes alliés, qu'ils triomphent ou non aux élections » a-t-il souligné.

Sur les rumeurs d'éventualité de chaos, a repris les exemples sur les prétentions de chaos qui n'ont pas eu lieu. « Les cinq dernières années, beaucoup d'événements pouvaient mener les Libanais à l a division verticale mais nous les avons empêchés. Je suis persuadé que nous sommes capables de contenir toutes les questions si nous le voulons vraiment » a-t-il estimé.

« Le partenariat national ne signifie pas se répartir les parts communautaires et confessionnelles, mais se partager les responsabilités de construire un Etat, des institutions et gérer les affaires des citoyens. Sans pouvoir assurer les intérêts des Libanais on aura enfreint notre union nationale », a-t-il conclu.

Dans ce qui suit, le texte intégral de l'interview

Que dites-vous des rumeurs sur l'entente saoudo-syrienne ?

Je suis de près, depuis un bout de temps, les développements sur la scène nationale, m'abstenant de commenter pour protéger les efforts saoudo-syriens. Cependant, en ma qualité de responsable de la protection de ces efforts, il me convient de rectifier certaines rumeurs qui circulent et touchent aux réalités politiques, compromettant les efforts saoudo-syriens de conciliation.

Les efforts déployés par l'Arabie saoudite et la Syrie portent sur plusieurs dispositions, et visent à consacrer la stabilité au Liban. Ce sont les fruits du sommet tripartie tenu à Beyrouth, entre le Roi Abdallah d'Arabie, le Président syrien Bachar el-Assad et le Président de la République, Michel Sleiman.

D'ici là, nous refusons toute mauvaise interprétation de ces efforts, entrepris grâce à la sagesse et clairvoyance du souverain saoudien.

Que dites-vous des rumeurs selon lesquelles le compromis S-S est suspendu à une action de votre part?

C'est à l'autre partie de prendre une initiative. Que personne ne se fasse d'excuses sur la présence du Roi saoudien à New York ! L'accord a été achevé un mois avant l'incident de santé du souverain saoudien » a-t-il précisé.

Que ce soit clair que tout engagement que je promets ne sera mis en application que lorsque le camp adverse assure ses engagements. C'est une règle de base dans les efforts saoudo-syriens.

Certains parlent de cahier de charges concernant le gouvernement libanais, stipulant une redistribution des portefeuilles souverains et une sortie de certaines parties, qu'en dites-vous ?

Je n'abandonnerai pas mes alliés, qui m'ont soutenu au cours des dernières législatives. J'avais dit lors de ces élections, qu'ils sont tous mes alliés, qu'ils y seraient sortis vainqueurs ou battus, et je ne renoncerai à aucun de nos principes nationaux.

Quant au gouvernement, il est tout à fait dissocié de la S-S. Ont tort ceux qui estiment que le Liban persistera sans gouvernement d'union. Et que nul ne s'imagine que je m'attache à quelque pouvoir ou siège. C'est la stabilité et la sécurité du Liban, et l'union de ses citoyens qui comptent avant tout.

Enfin, ceux qui ambitionnent sur l'intervention de la S-S sur le plan gouvernemental, visent à réduire cette initiative de conciliation et de stabilité, en fer de lance des incitations intestines.

L'on parle de mois décisif et des craintes sur l'absence de compromis, « en attendant les dernières retouches », alors ?

Ce n'est pas exact. L'initiative saoudo-syrienne est conclue, et s'ils (l'autre partie) auraient tenu à leurs engagements, le temps n'aura pas pressé. Ceux qui veulent donner à croire que le PCM en est responsable, sont les mêmes à avoir manqué à leurs promesses. Ils tentent de faire échouer les efforts saoudo-syriens.
Ceux-ci doivent comprendre que tout engagement de ma part ne sera mis à l'application, que si les autres assurent leurs engagements.

Quels sont les mesures exigées de l'autre partie ?

L'autre partie en est informée. Toutefois, elle feint de les négliger et tient le gouvernement responsable de tout retard.

Une régression de l'entente syro-saoudien serait-elle à craindre ?

Pas de recul sur ce plan. J'ai rompu mon silence pour protéger cette initiative.

Interrogé sur une éventuelle crise intestine, Hariri a rassuré : « Pas de conflit confessionnel. Une guerre aurait éclaté après l'assassinat du président martyr Rafic Hariri, mais nous l'avons prévenue. Les relations libano-syriennes s'étaient heurtées à l'impasse, mais nous avions pu ouvrir une nouvelle page, et nous nous étions engagés à mener ces relations bilatérales dans la bonne voie ».

La guerre n'a pas éclaté suite à notre détermination et attachement à la raison. Nous avons rejeté tout entrainement dans les séditions, au profit de l'intérêt du Liban. Les derniers ans ont témoigné d'un nombre d'incidents qui auraient alimenté un conflit, mais notre partie les a contenus au sein du comité de dialogue lancé par le chef de l'Assemblée Nabih Berry, et suivi actuellement par le président Michel Sleiman.

Un conflit aurait également secoué le pays, après chacun des assassinats d'emblème de la majorité, si les dirigeants du 14 Mars n'étaient pas déterminés à y faire face. Notre union nationale est l'unique moyen de protéger le Liban. Cependant, elle signifie un respect unanime du Taëf, de la Constitution et des institutions.

Le partenariat national ne signifie pas se distribuer des parts confessionnelles, mais se partager les responsabilités au niveau de l'établissement et de la gestion de l'Etat. Il se définit clairement dans la déclaration ministérielle qui consacre les priorités des citoyens.

Au bout de plusieurs mois, les dossiers restent accumulés au Cabinet. Malheureusement, pour certains, partenariat est synonyme de partition, au détriment de la responsabilité nationale commune.

En ma qualité de président du gouvernement de tous les Libanais, j'œuvre pour les priorités de tous les Libanais, et je rejette toute politisation de leurs intérêts, notamment celle qui porte atteinte à leur droit à l'union nationale.

Que fera le président Hariri pour briser le gel de la S-S ?

Je visiterai de nouveau New York pour rencontrer le Roi saoudien, Abdallah Ben Abdel Aziz, et m'entretenir avec lui sur l'accélération des efforts saoudo-syriens et leur protection pour une meilleure garantie de la stabilité au Liban.

Le président martyr nous avait appris que nul n'est plus grand que son pays, et je souhaite qu'on cesse de compromettre le pays, par l'arrogance !
 
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